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Compost : ce que l’on peut y mettre ou pas pour réussir son compostage

Crédits : Pixabay/Ben_Kerckx

En soi, le compost ne demande pas beaucoup de travail. On y ajoute des déchets qui seraient autrement gâchés et ensuite, on laisse faire la nature. Cette revalorisation est très utile, notamment pour apporter des nutriments à son petit coin de verdure. Du coup, il n’est pas étonnant qu’il soit si populaire. Cependant, il faut éviter quelques écueils qui gâcheraient vos efforts ou le rendraient moins efficient. En plus, on ne sait pas toujours ce que l’on peut y mettre ou pas. Voici quelques gestes de base et connaissances qui vous permettront d’obtenir un compost de compet’ !  

La base de la base pour réussir son installation et son entretien

En général, on conseille de le mettre à portée de main pas trop loin de la maison. Pour ce faire, pensez à trouver un petit coin ensoleillé. Ensuite, qu’il soit fait maison avec du bois de palettes ou avec un bac du commerce, il ne faudra jamais oublier de le mélanger une fois par semaine. En effet, cela permet d’incorporer les déchets frais à ceux qui sont plus décomposés pour équilibrer le tout. C’est aussi un geste essentiel pour faire “respirer” tout ça. Au même titre que le mélange, il sera également crucial de s’assurer qu’il n’est pas trop sec pour pouvoir se désagréger. Pour autant, on ne veut pas noyer ces matières organiques sous une averse de pluie ou de l’arrosage. Il faut qu’il soit humide comme une éponge essorée, mais jamais mouillé.

Que faut-il mettre dans son compost ?

compost
Crédits : iStock

N’y mettez pas que ces épluchures de cuisine, ce serait une grosse erreur. En effet, vous risqueriez de vous retrouver avec une matière très humide qui rameutera tous les moucherons du coin… Et puis on ne vous dit pas l’odeur de pourriture que vous aurez ! C’est la raison pour laquelle il faut alterner déchets verts (à environ 40%) et déchets bruns ou secs (à environ 60%). Pour chaque déchet vert ajouté, pensez donc à mettre des déchets bruns.

Les déchets verts apportent de l’azote qui se transformera en azote minéral pour nourrir les plantes. En voici une liste non exhaustive :

  • Les épluchures, les fanes, les fruits et légumes pourris ou rebuts du potager
  • Les fleurs fanées par exemple annuelles ou bisannuelles en fin de vie
  • Feuilles de thé, sachets d’infusion et marc de café
  • Algues
  • Coquilles d’œuf écrasées
  • Feuilles, tiges et fleurs de mauvaises herbes

Enfin, les déchets bruns apportent quant à eux du carbone qui fait vivre les micro-organismes et favorise la production d’azote minéral. Par exemple, il y a :

  • Les feuilles mortes, brindilles et branches broyées
  • La paille, le foin et les herbes sèches
  • Le carton,filtres à café et boîtes d’œufs découpés
  • Cendres, copeaux et sciure de bois (petites quantités)
  • Écales de noix ou de sarrasin
  • Terreau usagé

En automne, pensez à faire un stock de matières brunes à ajouter au cours de l’hiver dans le compost.

Ce qu’il faut mettre en petites quantités seulement

écorce épluchure peau orange
Crédits : MaxPixel

Bien sûr, broyer ou morceler favorisera la décomposition de vos ajouts au compost. C’est donc un geste important ! Cependant, faire des petits morceaux ne suffit pas. En effet, certains aliments ne doivent être ajoutés qu’en petites quantités sous peine de déséquilibrer totalement votre compost. Ainsi, on évitera de mettre trop d’épluchures d’agrumes qui auront pour effet d’apporter trop d’acidité. Du reste, on se méfiera des peaux d’avocat ou de l’écorce d’ananas qui sont trop dures par exemple.

Interdits de compostage !

arêtes poisson
Crédits : Pixabay/Lenaeriksson

Bien qu’ils soient compostables ou biodégradables, il ne faut pas mettre les sacs de supermarchés qui vont avoir du mal à se décomposer dans votre composteur domestique ! Mieux vaut donc les glisser dans le bac de tri. Par ailleurs, évitez d’y mettre des végétaux couverts de parasites ou de maladies qui pourraient ensuite contaminer le compost… et les plantes où vous l’épandez ! Quant aux plantes montées en graines, c’est la même histoire, notamment pour les mauvaises herbes qui pourraient vite se développer et doivent donc être ajoutées sans les graines. Du reste, tout ce qui est viande, gras de viande, produits laitiers, poisson, os ou arêtes n’y ont pas sa place (sauf si vous voulez attirer tous les rongeurs du coin et nuisibles pour faire un élevage !).

D’autres ajouts fortement déconseillés :

  • Tout ce qui est non compostable bien sûr : verre, métal, plastique…
  • Coquilles de moule ou d’huître (non compostables à moins d’être broyées très finement)
  • Racines des mauvaises herbes traçantes (chiendent, prêle…)
  • Grosses bûches ou branches
  • Épis de maïs (sauf s’ils sont broyés)

Quid des cendres de cheminée, de nos toilettes sèches ou de la litière du chat ?

Crédits : zdenet / Pixabay

Sur tous ces éléments, les avis divergent ! D’ailleurs, certains vous déconseilleront formellement d’ajouter des excréments humains ou animaux dans le compost. Tout d’abord, sachez qu’il faut en limiter l’ajout de cendres, car elles sont alcalines. Or, le compost est plutôt acide, ce qui explique pourquoi il faut être prudent (quelques poignées pour compenser l’acidité, mais pas plus !). Le reste pourra être recyclé ou épandu directement au jardin, notamment pour combattre la mousse. Ensuite, passons la litière de son animal. On pourra en ajouter au compost, mais pas trop régulièrement et à condition qu’elle soit biodégradable (sciure ou paille). Pour les toilettes sèches, on veillera à laisser reposer quelques mois le papier toilette, les excréments et la sciure avant de les ajouter au compost.

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