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Covid-19 : faut-il se méfier des plantes et HE anti-inflammatoires ?

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En cette période d’épidémie de coronavirus COVID 19, les autorités déconseillent l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). En cas de fièvre ou de douleurs, elles conseillent plutôt l’utilisation de paracétamol plutôt qu’une automédication à base d’aspirine et d’ibuprofène par exemple. Toutefois, cela inclut-il les plantes et huiles essentielles anti-inflammatoires ? Si oui, lesquelles ? On vous dit tout pour vous soigner au mieux pendant cette pandémie !

Malheureusement, les plantes anti-inflammatoires sont déconseillées…

Au même titre que les médicaments de pharmacie, les plantes anti-inflammatoires inhibent une enzyme, la cyclo-oxygénase. Or, elle intervient dans les processus inflammatoires induits par le système immunitaire. Cela signifie que l’on empêche le système immunitaire de bien travailler, car l’inflammation est un mécanisme de défense de l’organisme ! Elles ne sont donc pas forcément utilisées de la même manière qu’un médicament classique. Cependant, ayant le même effet, elles sont donc à éviter et peuvent aggraver la maladie en favorisant l’infection. Par ailleurs, cela peut masquer certains symptômes de la maladie.

Des exemples de plantes à éviter

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Il y a tout d’abord la reine-des-prés et le saule blanc, les ancêtres de l’aspirine avec leurs dérivés salicylés anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques. Cela inclut aussi le bouleau jaune, verruqueux ou pubescent et le quinquina. Tous contiennent en effet des dérivés salicylés. En outre, le curcuma, très apprécié contre les douleurs articulaires (arthrose, etc.), est lui aussi anti-inflammatoire. Ses curcuminoïdes agissent eux aussi comme l’aspirine. On peut continuer à le consommer dans nos plats sous forme de poudre. En effet, la biodisponibilité de la curcumine est faible sous cette forme. Néanmoins, il vous faudra proscrire les compléments alimentaires au curcuma. Utilisables également en cuisine de temps en temps, mais déconseillés sous forme de compléments, il y a aussi le clou de girofle, la cannelle et le gingembre.

Attention aussi aux huiles essentielles anti-inflammatoires

huiles essentielles
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Les huiles essentielles anti-inflammatoires contenant des molécules de salicylate de méthyle se transformant ensuite en acide salicylique sont à éviter. C’est donc le cas de l’huile essentielle de gaulthérie, une huile essentielle classique contre les douleurs. Évitez donc d’utiliser de l’huile de gaulthérie couchée ou odorante ainsi que de l’huile de bouleau jaune.

Pour ce qui est des autres huiles essentielles, c’est un peu plus compliqué. Déjà, toutes les huiles n’ont pas forcément une action anti-inflammatoire similaire aux AINS. Qui plus est, elles ont souvent de nombreuses propriétés et des dizaines de molécules, et il peut donc être compliqué d’identifier lesquelles éviter ! Et en plus, on ne sait pas si elles sont néfastes en cas de coronavirus. Toutefois, c’est ici le principe de précaution qui s’applique. Ne sachant pas, mieux vaut limiter leur utilisation, notamment chez les personnes malades, fragiles ou à risque.

Liste non exhaustive d’huiles essentielles anti-inflammatoires :

Achillée millefeuille, eucalyptus citronné, clou de girofle, camomille matricaire, romaine ou sauvage, lavande vraie, gingembre, sauge sclarée, lavandin super, mélisse, poivre noir, petit grain bigarade, bergamote, ylang-ylang, romarin à verbénone, combava, hélichryse italienne, curcuma, cèdre de l’Atlas, cannelle, géranium rosat, copaïba, verveine exotique ou odorante, citronnelle, myrrhe…

En cas de doute, renseignez-vous avant l’utilisation de toute plante ou huile essentielle.

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