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Voici comment lutter contre les thrips efficacement !

Crédits : Flickr/Katja Schulz

Aussi appelés “bêtes d’orage” ou “bêtes d’août”, les thrips sont des insectes piqueurs-suceurs de petite taille (1 à 2 mm). Ils n’en restent pas moins reconnaissables à leurs longues ailes plumeuses non membraneuses. Impossible donc de les confondre avec des cochenilles ou des pucerons nuisibles ! Néanmoins, à l’instar de ces derniers, le thrips est très difficile à déloger des plantations une fois qu’il y est installé. Il peut alors faire d’importants dégâts esthétiques et fragiliser vos plants. Et pour cause : ils se cachent sur le revers des feuilles pour se nourrir de leur sève. Les jardiniers se doivent donc d’être vigilants et d’agir vite pour enrayer la prolifération de cet insecte et de ses larves. Voici comment réussir la lutte biologique contre ces parasites indésirables sans insecticides à base de produits chimiques.

À qui a-t-on affaire ?

thrips
Crédits : Wikimedia Commons/Daiju Azuma

Ces insectes appartiennent à la famille des Thysanoptères composée d’environ 3000 espèces de thrips. Toutefois, les thrips des petits fruits (Frankliniella occidentalis) font partie des plus connus. Très prolifique, cet insecte longiligne est très commun dans les serres, vérandas et plantes d’intérieur. On le retrouve néanmoins aussi en extérieur lorsque l’environnement est chaud et l’hygrométrie faible. En général, les populations explosent de mai à septembre. Difficiles à discerner à l’oeil nu, il faudra vous fier aux taches argentées qu’ils laissent sur les plantes ou vous munir d’une bonne loupe pour les identifier sous les feuilles des plantes infestées.

Quels risques pour les plantes en cas d’invasion de thrips ?

thrips feuilles abîmées
Crédits : iStock

Ils vident le contenu des cellules des plantes après avoir percé les tissus des végétaux. Ce faisant, la piqûre relâche de la salive toxique. Cela donne alors lieu à des taches grisâtres et des décolorations inesthétiques. Les feuilles commencent à faner et les jeunes pousses subissent des déformations pouvant donner lieu à une mauvaise croissance, voire une nécrose. Les fleurs subissent des déformations au niveau des pétales. Le plus souvent, la plante ne meurt pas. Cependant, elle devient plus exposée aux maladies cryptogamiques et virales (bronzée de la tomate, etc.). Cela peut aussi diminuer les récoltes.

Les plantes les plus visées par ces petites bêtes :

Ces bestioles apprécient les cultures sous serre et les plantes d’intérieur. Certaines plantations y sont toutefois plus sensibles !
-Légumes du potager : les brocolis, les choux, les cucurbitacées les haricots, les navets, l’oignon, les poireaux, les radis, les tomates et les radis.
-Fruits : les fraisiers et framboisiers
-Plantes : les azalées, bégonias, chrysanthèmes, orchidées, rosiers
-Arbres fruitiers, oliviers et arbustes au jardin d’ornement.

Prévention contre l’infestation de thrips

thrips sur une feuille
Crédits : Flickr/Scot Nelson

-Adoptez la rotation des cultures pour casser le cycle de reproduction de cette espèce.
-Limitez la prolifération en maintenant une atmosphère humide et aérée. Vaporisez de l’eau sur les plantes. Si la plante ne craint pas trop les maladies fongiques, vaporisez aussi le dessous de ses feuilles avec de l’eau. D’ailleurs, vous pouvez asperger ces ravageurs avec un jet d’eau fort au tuyau d’arrosage ou sous la douche pour déloger ces petits insectes phytophages.
-Plantez des plants d’ail, de trèfle ou de lin au pied des plantes qu’ils préfèrent pour un effet répulsif protecteur.

Et quel traitement quand les thrips sont installés ?

thrips sous une feuille
Crédits : Flickr/Maximilian Paradiz

-Placez des pièges englués bleus, si possible associés à des phéromones. Les thrips sont attirés par cette couleur et vous avez moins de risques d’attraper par erreur des insectes utiles au jardin avec ces pièges.
-Invitez des insectes auxiliaires qui sont leurs prédateurs naturels : acariens (Amblyseius cucumeris), chrysope (Chrysopa carnea), nématodes, punaises…
-Utilisez une décoction d’ail en faisant macérer 24 h deux gousses d’ail dans litre d’eau. Puis ajoutez-y une cuillère à soupe de liquide vaisselle ou mieux, de savon noir et d’huile de colza. Ensuite, effectuez des pulvérisations sur les parties infestées. Répétez tous les 5 jours pendant un mois.
-Vous pouvez aussi simplement diluer 4 à 5 cuillères à soupe de savon noir dans un litre d’eau.
-Saupoudrez de la terre de diatomée ou diluez de l’huile essentielle d’orange douce à vaporiser sur les plantes attaquées.
-Après le traitement, effectuez un rempotage de vos plantes dans un pot propre avec un nouveau terreau sain.