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9 gestes d’hygiène qu’on fait tous, mais qui ne servent… à rien

Crédits : iStock/Wikimedia - Montage : Astucesdegrandmere
9 gestes d’hygiène qu’on fait tous, mais qui ne servent… à rien
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Dans notre société, on ne rigole pas avec l’hygiène ! Nos corps tout comme nos intérieurs doivent être propres de fond en comble. Bien sûr, les publicités qui diabolisent bêtement les bactéries jouent un rôle évident même si des voix dissonantes se soulèvent de plus en plus pour dénoncer la destruction des bonnes bactéries et leur importance pour l’immunité. Et puis on ne va pas se cacher que les germes sont partout et que notre système immunitaire nous en débarrasse efficacement quand il le faut ! En tout cas, cette obsession de la propreté peut se solder par quelques gestes dont on pense qu’ils sont essentiels pour se prémunir des germes. Or, certains sont non seulement aberrants, car inutiles, mais aussi parfois nuisibles à notre santé ! Voici un tour d’horizon de ces gestes “d’hygiène” que l’on devrait vite oublier.

1) Croire en la règle des 5 secondes

tartine confiture
Crédits : Pixabay/CongerDesign

Parfois maladroit, vous avez l’habitude de faire tomber des choses au sol. Heureusement, vous avez développé une certaine rapidité qui vous permet de ramasser vite ce qui est tombé. Comme le veut le mythe, si la chose reste au sol moins de cinq secondes, tout va bien après tout, non ? Eh bien! des études ont montré que c’était complètement faux malheureusement. Certes, un objet ou aliment qui reste au sol longtemps sera plus couvert de bactéries. Néanmoins, une seule seconde au sol suffit à l’en recouvrir et à vous obliger à jeter ou nettoyer la chose en question. Aussi, vu les bactéries qui sont dans notre bouche ou sur notre main, le fait de frotter ou souffler dessus ne sert à rien du tout. Bien essayé !

2) Vous arrêtez de respirer quand quelqu’un tousse ou éternue dans les parages

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Crédits : iStock

Vous vous dites sûrement qu’il est hors de question que vous aspiriez les microbes dispersés dans l’air ! Et puis en plus, vous avez une compétition d’apnée la semaine prochaine et ça vous entraîne… Néanmoins, il y a peu de chance que ça marche. En effet, une étude de 2014 publiée dans le Journal of Fluids Mechanics avait montré que les gouttelettes infectieuses restaient dans l’air plus longtemps que le pensaient les scientifiques jusqu’alors. Rappelons aussi que les gouttelettes de toux ou éternuements peuvent faire un long voyage. Ainsi, si les plus grosses tomberont après une course d’un ou deux mètres. Les plus petites peuvent en parcourir six ! Vos efforts seront donc vains si la personne ne tousse pas dans sa manche et que vous ne vous éloignez pas rapidement… Pour vous rassurer, rappelez-vous que le toucher reste le plus gros vecteur de propagation des virus.

3) Mettre du papier toilette ou un couvre-siège sur la cuvette des toilettes publiques

Crédits : iStock

Vous en êtes sûr : ce geste est un bon moyen de protéger vos fesses des milliers d’autres postérieurs que vous pensez couverts d’agents pathologiques non identifiés qui ont foulé ces w.c. avant vous. Malheureusement, comme nous vous l’avions expliqué plus en détail dans un vieil article, tout cela n’est qu’illusoire. Déjà, le papier toilette est une matière poreuse et absorbante à laquelle les bactéries s’accrocheront plus facilement que sur une cuvette étudiée pour l’éviter. Vu que l’on tire rarement la chasse des toilettes publiques en les rabattant, tout grouille de germes… surtout le PQ ! Heureusement, la peau fait barrière et à moins d’avoir une plaie ouverte, vous ne risquez rien. En fait, vos mains sont souvent le pire vecteur de contamination et il vous faudra donc bien les laver.

Le truc en plus : Une étude américaine estime que les cabines du milieu dans les toilettes publiques sont celles où le papier toilette est le plus utilisé. En bref, ce sont les cabines les plus fréquentées et donc les plus sales aussi. Alors, à la plage ou au magasin, prenez celles qui sont aux extrémités !

4) Utiliser sa manche pour ouvrir la porte ou appeler l’ascenseur avec son coude

ascenseur
Crédits : Pexels/Daniel Nettesheim

On sait que la contamination se fait beaucoup par les mains. Qu’à cela ne tienne ! On va trouver d’autres moyens alternatifs pour faire les choses sans y avoir recours et se protéger. Tout d’abord, il y a les tissus pour faire une “barrière”. Le problème, c’est que les bactéries et agents pathogènes ne se gêneront pas pour s’accrocher à vos vêtements. Or, ils résisteront (parfois jusqu’au lavage) et si vous avez le malheur de vous toucher sans y penser, vous serez quand même infecté au bout du compte ! Quant à l’avant-bras, au coude ou au dos de la main, ils risquent aussi d’être touchés par vos mains ou d’entrer en contact avec votre visage et d’autres zones vulnérables à un moment ou un autre. Ainsi, il vaut peut-être mieux toucher avec ses mains et les nettoyer après coup ou utiliser un mouchoir jetable (moins écolo).


Écrit par Julie Vera, rédactrice santé

Je suis heureuse de pouvoir conjuguer mon amour du partage avec ma passion pour les remèdes naturels et les produits cosmétiques et ménagers faits maison. Prouver chaque jour que l'on peut prendre soin de soi, de son entourage, de son jardin et de ses animaux en respectant la planète est un vrai moteur et une motivation pour moi.