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6 types de bois à ne jamais brûler dans votre cheminée ou poêle

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En automne-hiver, rien ne nous ravit plus que la perspective d’un bon feu crépitant dans l’âtre de la cheminée. À défaut de chauffer la maison de manière très efficace, cela réchauffe nos cœurs et y met un peu de baume pour passer les saisons froides avec plus de joie. Toutefois, tous les morceaux de bois ne peuvent pas servir de combustible. En effet, certaines bûches de bois libèrent des vapeurs toxiques et particules fines dans la fumée polluent la planète tout comme notre intérieur. Certaines essences n’offrent en outre pas les mêmes performances de chauffe ou peuvent provoquer un départ de feu instantané. Pour obtenir un feu qui dure longtemps et qui brûle sainement, découvrez les types de bois à ne jamais brûler dans votre cheminée ou votre poêle à bois. 

En choisissant bien vos essences de bois, vous pourrez vous réchauffer et faire rôtir des marshmallows sans vous inquiéter pour votre santé et votre sécurité !

1) Veillez à toujours brûler du bois sec

Quelle que soit votre installation ou l’essence de bois utilisée, il y a une règle essentielle à ne jamais oublier : utiliser du bois sec uniquement. Au moment de son abattage, chaque bois, quel qu’il soit contient plus de 50 % d’humidité. Or, l’utilisation d’un bois trop humide en combustion est une très mauvaise idée, car le feu devra d’abord éliminer l’humidité du bois avant de pouvoir produire de la chaleur à son meilleur rendement pour chauffer vos pièces. De plus, le bois humide favorise l’encrassement des conduits de la cheminée ou du poêle. Pour ne pas avoir un pouvoir calorifique faible, brûler du bois sec est donc indispensable.

Comptez environ deux ans à sécher dans de bonnes conditions pour que votre bois humide tombe à taux d’humidité de 20 %, le seuil à atteindre pour qu’il délivre toutes ses qualités. Pensez à bien vous renseigner sur la date de la coupe au moment de l’achat.

bois de chauffage bûches rangement
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2) Bannissez l’utilisation du bois vert

Le bois vert produit peut provoquer des intoxications. On y retrouve en effet une forte concentration de sève (principalement de l’eau). À la combustion, il va donc brûler très rapidement et fumer extrêmement fort. C’est la raison pour laquelle on fait généralement vieillir le bois entre six à neuf mois au moins après son abattage avant de le mettre à brûler. Là encore, il faudra demander au vendeur à quel moment il a été coupé. Vous pouvez par ailleurs vérifier l’écorce. Si elle est fermement attachée et coulante de sève, cela signifie que le bois est vert. Méfiance !

3) G1, G2 et G3 ? Ne faites plus l’erreur !

Les essences de bois sont classées en trois grandes catégories : G1, G2 et G3. Or, toutes ne se valent pas !

-La catégorie G1 regroupe les feuillus durs (chêne, charme, érable, frêne hêtre, orme, etc.) qui sont considérés comme les meilleurs bois de chauffage. Les bûches durent plus longtemps sans avoir à en remettre trop souvent dans la cheminée.
-Ensuite, on retrouve la catégorie G2 avec les feuillus tendres (acacia, bouleau, châtaignier, coudrier, peuplier, platane, saule, sureau, tilleul, etc.). Intermédiaire en termes de qualité, elle regroupe des bois qui ont un rendement inférieur aux bois durs, mais dont la combustion plus rapide est appréciable pour démarrer facilement et rapidement un feu.
-Enfin, la catégorie G3 destinée aux résineux (épicéa, mélèze, pin ou encore sapin) est celle qui est déconseillée. En effet, les bois résineux brûlent trop vite et produisent beaucoup de résidus et de goudronnage. C’est pour cela qu’il ne faut pas brûler votre sapin de Noël dans votre poêle ! La seule exception est le sapin australien qui contient beaucoup moins de résine et constitue l’un des meilleurs bois de chauffage au monde.

4) Dans un foyer ouvert, il ne faut jamais brûler certains bois

bûches bois feu de cheminée
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Si votre cheminée dispose d’un foyer ouvert, il faudra éviter d’utiliser des essences qui éclatent et produisent des étincelles. Cela peut en effet augmenter les risques de départ d’incendie dans la maison. Ici, on se tiendra notamment à distance du châtaignier, du platane ou encore du peuplier.

5) Brûler les bois traités : on oublie !

Non destinés au chauffage, certains bois subissent des traitements chimiques qui visent à améliorer leur durabilité et les protéger contre la pourriture, notamment en ce qui concerne les bois de construction (contreplaqué ou panneaux de particules). Certains sont également peints, contreplaqués et reconstitués. De manière générale, tous les bois traités ou manufacturés avec des colles fortes et produits chimiques sont à éviter, car ils dégagent des fumées toxiques et cancérigènes lors de leur combustion. Ces essences risquent en outre d’encrasser rapidement les conduits du poêle ou de la cheminée. Quant au bois de meubles, ils sont également traités chimiquement, notamment sous pression et les pièces produites avant 2000 contiennent de l’arsenic. À éviter donc…

brûler une chaise en bois ou un meuble dans la cheminée
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6)  D’autres bois inadaptés dans la cheminée ou le poêle

En plus d’encrasser la cheminée, les bois flottés sont très toxiques, même lorsqu’ils sont bien secs. Cela s’explique par le fait qu’on y retrouve du sel et du chlore qui rendent le bois toxique en brûlant. Évitez aussi de mettre dans le poêle ou la cheminée des parties issues du laurier rose, du sumac vénéneux, du chêne vénéneux et de tout autre bois au nom évocateur de ce type.

D’autres choses à ne jamais brûler…

Outre les essences de bois mentionnées tantôt, il faut également se garder de mettre à brûler du papier coloré dans sa cheminée ou son poêle à bois. En effet, les pigments dans l’encre de couleur utilisée dans les magazines, le papier d’emballage, les catalogues ou encore les encarts de journaux dégagent des fumées toxiques au moment de la combustion.  Vous pouvez toutefois utiliser du papier journal blanc et noir pour démarrer le feu.

Évitez aussi de brûler des vêtements ou tissus, car cela va dégager de mauvaises odeurs et produire beaucoup de fumée et de suie qui s’ajoutera à la créosote dans le revêtement de la cheminée. Bonne chance pour nettoyer les dégâts après ça ! Du reste, attention également au plastique, aux allume-feu non dédiés aux poêles à bois et aux accélérants chimiques. En effet, l’essence à briquet, le kérosène et l’essence produisent des fumées toxiques et sont très inflammables. Vous vous exposez donc à des risques de flambées inattendues pouvant mettre le feu à votre maison. Leur usage en intérieur est à bannir.