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Incontinence : 3 règles d’or de prévention et traitement

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Pour la définir en quelques mots, l’incontinence désigne les difficultés à maîtriser la miction. On pense souvent que les fuites urinaires involontaires ne sont que l’affaire de quelques personnes âgées dont les muscles du plancher pelvien ne sont plus ce qu’ils étaient. Toutefois, le risque est aussi élevé chez la femme après l’accouchement ou chez les patientes ayant eu des cystites à répétition ou ménopausées. Les personnes qui souffrent d’une vessie hyperactive (hyperactivité vésicale), d’un problème neurologique, du diabète ou d’obésité ont également des risques d’en être la cible. En fait, cette question peut aussi intéresser les plus jeunes et les pousser à prendre de bonnes habitudes très tôt qui leur serviront toute leur vie pour éviter d’en souffrir. Dans cet article, vous trouverez donc trois règles d’or pour guérir et prévenir l’incontinence.

1) Buvez suffisamment et bien

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L’eau et les tisanes sont vos meilleures alliées face à l’incontinence. Outre le fait que bien s’hydrater est très important, cela permet de diluer l’urine pour qu’elle soit moins concentrée et donc aussi moins irritante pour la vessie. Il faut cependant veiller à ne pas boire de grosses quantités d’un coup : répartissez les verres au cours de la journée et évitez cela au moment du coucher pour ne pas avoir envie d’uriner pendant la nuit. Pour aller plus loin, comme en cas d’infection urinaire, vous pouvez aussi vous essayer au jus de canneberge qui désinfecte les voies urinaires. Moins connu, le jus de bleuet est également très utile pour les incontinents souffrant d’une perte involontaire d’écoulement de l’appareil urinaire.

En revanche, évitez de trop consommer les boissons irritantes pour la vessie ou à l’effet diurétique. Par exemple, limitez le thé, la bière, les sodas (notamment gorgés d’aspartame)… L’alcool est votre pire ennemi : il est diurétique et empêche de ressentir l’envie d’aller aux toilettes.  Cela peut donc donner lieu à de petits accidents.

2) L’alimentation anti-incontinence

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Aucun aliment n’est interdit, mais certains doivent être consommés avec modération. On considère généralement qu’il faut surveiller son poids, car l’embonpoint exerce une pression sur les muscles et la vessie. Il en va de même de la constipation et les efforts de poussée qu’elle entraîne et qui nuisent au périnée. Ici, on peut souvent miser sur une alimentation riche en fibres. Évitez les aliments irritants pour la vessie : épices, agrumes, édulcorants (notamment dans les aliments transformés industriels), chocolat, tomates, persil ou encore asperges sont très mauvais pour vous. Favorisez au contraire les aliments qui rétablissent de l’équilibre et des fruits et légumes riches en fibres : le chou, la laitue, le navet, le poireau, la framboise, la groseille…

3) Faites de l’exercice pour réduire l’incontinence

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Le sport permet de contrôler son poids (important en cas d’incontinence). En plus, il donne une bonne motivation pour arrêter de fumer, car le tabac irrite la vessie et nuit aux muscles. Par ailleurs, il provoque une toux chronique qui pèse sur le périnée. L’exercice physique est idéal pour déstresser et rester maître de ses émotions et de son corps. Or, ces éléments sont importants pour faire face aux fuites et se sentir plus confiant ! Il faut éviter les sports de poussée ou où les pressions abdominales sont répétitives. Par exemple, cela inclut la gymnastique sportive, le sport de combat, les sports de saut… Privilégiez des sports plus doux (vélo, yoga, natation…).

Enfin, n’oublions bien sûr pas la gymnastique périnéale (ou rééducation périnéale). Bien connue des femmes enceintes, elle peut aider à retrouver un périnée plus musclé et le rééduquer. L’exercice le plus connu consiste simplement à contracter les muscles pendant quelques secondes pour interrompre la miction et ensuite relâcher. Un bon suivi chez un urologue est en tous les cas important en cas d’incontinence urinaire ou de troubles urinaires.