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Pollution : 5 astuces pour respirer un air plus sain dans sa chambre

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En moyenne, l’air est cinq fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur, un comble quand on sait que l’on passe 80 à 90% de notre temps dans des espaces clos ! C’est notamment particulièrement inquiétant dans la chambre à coucher où l’on passe un tiers de notre vie à dormir. Quand on met tous ces chiffres en perspective, cela montre bien l’importance de soigner la qualité de l’air intérieur de sa chambre et limiter les sources de pollution atmosphérique qui ont des effets sur la santé !

La pollution intérieure : un réel problème dans la chambre à coucher ?

De la pollution intérieure dans la chambre, il y en a en effet énormément. Aux acariens et à la poussière s’ajoutent les fibres textiles, les poils d’animaux, les cellules mortes ou encore les moisissures en cas de maison humide. Plus insidieuse, il y a aussi la pollution causée par les Composés Organiques Volatils (COV), des substances chimiques présentes dans l’air irritantes pour les voies respiratoires et parfois cancérigènes (formaldéhyde, benzène, solvants organiques…). Sur le long terme, tous ces polluants favorisent l’asthme et les allergies respiratoires. Voici les solutions pour limiter la pollution intérieure dans sa chambre et respirer un air plus sain.

1) Aérer, le geste clé !

fenêtre femme lecture
Crédits : Piqsels

Quelle que soit la météo et même s’il y a des pics de pollution, il faut aérer chaque jour vos pièces un quart d’heure. Cela permet de lutter contre les acariens, l’humidité et les substances en suspension dans l’air. Vous pouvez le faire de préférence tôt le matin ou tard le soir, justement pour éviter tout pic de pollution extérieure. En outre, pensez aussi à aérer lorsque vous changez les draps ou nettoyez la pièce. Si vous effectuez des travaux de rafraichissement, aérez pendant les travaux puis régulièrement lors des premières semaines qui suivent pour éliminer les polluants atmosphériques.

2) Les bons choix pour meubler sans ajouter une pollution supplémentaire dans la chambre

matelas
Crédits : Tedibear

À l’instar du matelas Tediber, il existe aujourd’hui des matelas en matière hypoallergéniques, sans traitement chimique additif et utilisant des colles sans COV. Cela permet donc de moins polluer la chambre et de limiter son exposition à des allergènes sur les 10 à 15 ans que se garde un bon matelas ! Pour les meubles, il est possible d’appliquer la même logique. De préférence, optez pour des meubles de seconde main qui libèreront moins de COV que les neufs. Sinon, privilégiez le bois massif. Si vous optez pour de l’aggloméré, laissez le meuble dans une pièce aérée et ventilée quelques jours avant une installation dans la chambre ou le salon.

3) Les bons produits pour bricoler

peinture mur au rouleau peindre
Crédits : iStock

Les produits de bricolage (colles, solvants, vernis et laques, vitrifiants, cires, décapants, diluants, etc.) contiennent bien souvent des produits chimiques très toxiques. N’hésitez donc pas à lire les étiquettes et consulter les pictogrammes en plus de bien vous protéger et d’aérer lors de l’utilisation de ce type de produits. La peinture est notamment très riche en COV, alors nous vous conseillons :

-D’éviter les peintures à l’huile ou “glycéro” riches en métaux lourds et solvants chimiques
Bannir les peintures à l’eau pour les femmes enceintes (les éthers de glycol sont très toxiques)
-Privilégier une peinture labellisée Natureplus, Ange Bleu, NF Environnement ou Écolabel européen.
Prendre une peinture A+(elle émet jusqu’à 6 fois moins qu’une peinture classée A) ou une peinture dépolluante (les peintures dites “intelligentes”).
-Utiliser une colle sans solvant pour le papier peint

4) Bien nettoyer… sans parfumer !

nettoyage ménage nettoyant spray
Crédits : iStock

Il convient de changer les draps tous les 15 jours et laver plus fréquemment les couettes, oreillers, coussins et peluches à au moins 60°C pour supprimer tout acarien. En outre, pour supprimer la poussière sans polluer sa chambre, mieux vaut oublier les lingettes chimiques, le plumeau et le balai au profit d’un simple chiffon microfibre humide et d’un aspirateur (si possible avec un système de haute filtration) passé régulièrement. Évitez aussi les produits ménagers dont les listes d’ingrédients sont interminables. Des produits d’entretien écologiques ou le fait maison suffiront amplement. Enfin, bannissez les bougies, encens, désodorisants et sprays aux huiles essentielles qui, loin d’être sains, sont allergènes et polluants au possible.

5) Installer des plantes vertes

plantes faciles à entretenir - ficus
Crédits : Pixabay/JulioPablo

Certaines plantes sont dépolluantes et ont toute leur place dans une chambre pour assainir l’air ambiant :

L’azalée, l’anthurium ou le rhapis pour absorber l’ammoniaque des produits ménagers
– Le chlorophytum contre le monoxyde de carbone et le formaldéhyde
– Le chrysanthème pour neutraliser les COV comme le trichloréthylène des peintures chimiques
– La fougère contre le xylène et de formaldéhyde
– Le lierre, anti-benzène et solvants chimiques
– Le philodendron contre le pentachlorophénol utilisé pour le traitement du bois.
L’aglaonéma, le ficus ou le caoutchouc contre les particules fines de formaldéhyde
– Enfin, le palmier d’arec pour dépolluer l’air du toluène et du xylène ambiant