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Champignons : 4 astuces pour trouver le bon coin de cueillette

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Avec le ramassage des châtaignes, la cueillette des champignons est une activité de l’automne phare pour toute la famille. Néanmoins, nombreux sont ceux qui sont plus à l’aise pour trouver des champignons en grande surface qu’en forêt ! Aussi, on peut parfois repartir bredouille avec son joli panier en osier, et ce, même quand on est patient et que l’on a un bon sens de l’observation. En effet, être méthodique permet de bien quadriller le terrain pour ne rien louper. Néanmoins, cela ne suffit pas toujours à trouver un coin à champignons. S’il n’y en a pas… eh bien! il n’y en a pas. Tout est donc une question de lieu, de météo et de saisonnalité. Il existe ainsi de nombreux paramètres et tout autant d’astuces pour trouver son coin pour ramasser des espèces de champignons comestibles !

1) Pour trouver le bon coin à champignons, il faut s’y prendre au bon moment

panier en osier champignons
Crédits : Pixabay/Silviarita

Tous les champignons ne sont pas des champignons des bois, certains poussant dans des prairies, pâturages ou pelouses. Et de la même manière, tous n’apprécient pas les mêmes conditions météorologiques. La température et l’humidité jouent en effet beaucoup. Certains champignons aiment un air chaud et humide, là où d’autres préféreront un air frais ou sec. Ils ont aussi leur saisonnalité et on ne trouvera pas les mêmes à l’année. Souvent, le bolet, le cèpe, le pleurote et la girolle prospèrent en forêt à l’automne. Quant aux truffes, elles sont à dénicher en décembre en priorité. La morille est quant à elle généralement considérée comme un champignon de janvier.

Néanmoins, il est aussi possible de trouver des morilles au printemps, des girolles, cèpes et bolets en été et de profiter de la fin été/début automne pour dénicher des trompettes de la mort, coprins chevelus, pied-de-mouton, polypore des brebis (ou pied-de-chèvre) ou toutes sortes de chanterelles (chanterelles cendrées, chanterelles jaunes, chanterelles en tube…). Bref, tout est une question de région et il vous faudra vous renseigner au préalable sur ce qui pousse par chez vous !

2) Le bon lieu et le bon timing

Crédits : PxHere

En cas de faibles pluies, privilégiez les massifs humides. Et au contraire, en cas de fortes pluies, rendez-vous dans des forêts dites de sable. De par leur perméabilité, vous y trouverez assurément des champignons. Pensez aussi à chercher aux bons endroits ! De manière générale, emprunter les sentiers (où tout le monde passe) n’est pas l’idée la plus judicieuse. Il ne faut pas hésiter à vous enfoncer un peu dans les sous-bois. Cherchez alors là où il y a des feuilles mortes et n’hésitez pas à les soulever. Les champignons ont tendance à… “pousser comme des champignons” en dessous justement ! Pensez aussi à repérer les troncs couchés sur le sol, le creux des souches, une mousse abondante, de l’humus, des racines de ligneux ou encore des cours d’eau ou gouilles. En revanche, évitez de partir à la cueillette près des routes. Les champignons y sont très pollués.

3) Adapter sa stratégie aux types de champignons recherchés

champignons cueillette
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Certains champignons ne poussent que sous les feuillus, d’autres sous les conifères et certains sous les deux. Pour augmenter vos chances de trouver le coin où vos champignons préférés poussent, révisez vos connaissances en arbres !

-Là où il y a de la mousse et des zones ombragées, il y a des cèpes, surtout sous les pins, les chênes ou les hêtres ! Les cèpes apprécient notamment les forêts de feuillus. L’occasion d’ouvrir l’oeil et peut-être aussi trouver des trompettes-des-morts, russules charbonnières et verdoyantes, ou clitocybes géotrobe (autre nom du champignon tête de moine).
-La coulemelle se distingue en prospérant dans les zones plus lumineuses, en lisière des bois, dans les herbes ou à proximité des arbustes.
-S’il y a des résineux et des feuillus, mais aussi des points d’eau, les girolles ne sont jamais loin.
-Sous les arbres feuillus (chênes, châtaigniers, hêtres…), vous retrouverez des bolets et russules charbonnières.
-Le rosé-des-prés prospère dans les prairies et les pâturages et le coprin chevelu préfère les pelouses et les clairières.
-Le lactaire délicieux, le lactaire saumon et le tricholome terreux se trouvent dans les forêts de pins et de sapins. Surveillez donc les épicéas, mélèzes et autres pins.
-La cachette de prédilection du pied-de-mouton se trouve à proximité des arbres feuillus, notamment les hêtres
-Les cèpes de bordeaux, pieds bleus, amanites des césars et autres girolles apprécient les forêts de bois mêlés alliant arbustes feuillus et de conifères.
La lépiote blanche appréciera quant à elle un sol calcaire.

4) Derniers conseils pour le ramassage des champignons dans le bon coin :

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Rappelons d’éviter l’ingestion de certains champignons toxiques et vénéneux. En effet, si leur saveur est agréable en poêlée, velouté ou risotto, autant dire qu’ils ne le seront qu’une fois ! Cueillir des champignons requiert donc un minimum de connaissances en mycologie. Si les spécialistes dans des associations et amicales de cueilleurs peuvent vous renseigner, votre pharmacien saura aussi sûrement vous aiguiller. Un guide des champignons pourra aussi vous informer sur leur toxicité. Cela limitera le risque d’intoxication ou de troubles digestifs. Dans tous les cas, bannissez les sacs plastiques qui font pourrir les champignons sauvages. Préférez les bons vieux paniers en osier ou des sacs en papier ou besaces que vous pouvez fermer pour séparer les différentes espèces de champignons et éviter qu’ils ne se fassent la malle quand vous crapahutez dans les sous-bois !