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Mildiou de la tomate : les gestes de prévention et traitements naturels

Crédits : Wikimedia Commons/Rasbak

Tout comme l’oïdium, le mildiou est une maladie cryptogamique (liée à des champignons pathogènes assez ravageurs) dont la propagation au sein du potager peut faire de gros dégâts. Entre pourriture et nécrose, une partie de la récolte peut vite être perdue. En effet, quand ce champignon s’installe, on n’a souvent pas d’autres choix que de retirer et brûler les parties touchées des végétaux. Et pourtant quelques bons gestes de prévention et de traitement peuvent faire toute la différence. Il est donc crucial pour tout jardinier de connaître et savoir reconnaître le mildiou de la tomate. Grand-mère vous donne ici tous les secrets pour éradiquer l’une des maladies fongiques les plus redoutées au jardin sans produits phytosanitaires chimiques !

Tout sur le mildiou de la tomate : le connaître… et le reconnaître !

Le terme mildiou regroupe en réalité plusieurs maladies cryptogamiques. Dans le cas de la tomate, c’est le champignon Phytophthora infestans qui est en cause. Il est favorisé par un temps chaud et humide (avec un taux d’humidité supérieur à 90%). Avec l’été qui se profile, et les orages et précipitations qui se multiplient lors de cette période très chaude, les spores risquent de se développer encore plus facilement dans la végétation du jardin. On perçoit alors certains premiers symptômes distinctifs de la maladie qui s’amplifient à mesure qu’elle s’installe. Par exemple, de plus en plus de taches noires et taches brunes s’installent sur le recto de feuilles atteintes ou sur les fruits. Au verso des feuilles, on remarque en revanche une couche blanche assez poudreuse. Au moindre de ces signes, il faut vite agir !

tomate maladie mildiou potager
Crédits : iStock

Comment prévenir l’apparition du mildiou de la tomate ?

Choisir une variété plus résistante aux maladies

Aucune variété ne résistera à 100% au mildiou. Toutefois, certaines y sont plus sensibles que d’autres. Le fait d’opter pour une tomate plus résistante lui permettra de continuer à produire des fruits viables malgré la contamination. Cela inclut des cultivars tels que Crimson Crush F1, Fantasio, Iron Lady F1 bio, Maestria ou Philovita F1 (pour les amateurs de tomates cerises).

Soigner la plantation des tomates

Tout d’abord, il faut espacer les pieds de tomate. Cette astuce bien connue des jardiniers permet de laisser les plants respirer et limite le phénomène de macération. Le fait de planter en plein soleil, mais aussi d’éviter d’arroser les feuilles permettra aussi de limiter les maladies. Par ailleurs, dans la gestion du potager, on évitera de planter les tomates à côté des pommes de terre. Ces dernières ont en effet vite tendance à attraper la maladie et contaminer leurs voisines !

Utiliser des produits naturels à action préventive

Le fait de pulvériser certains traitements préventifs peut permettre de renforcer les plants de tomates. En application à l’arrivée du printemps, ils rendront vos plants plus résistants aux maladies ! Vous pouvez ici vous en remettre à la décoction de prêle ou au purin d’ortie comme de consoude.

Phytophthora infestans mildiou plants de tomate
Crédits : iStock

Que faire quand la tomate est contaminée par le mildiou ?

En cas d’infestation, il convient d’agir au plus vite avant que les plants ne soient complètement détruits. Mais que peut-on utiliser pour traiter ses pieds de tomate ? Bien souvent, on évoque la bouillie bordelaise. Toutefois, bien qu’autorisé en agriculture biologique pour traiter le mildiou de la vigne, de la tomate ou de la pomme de terre ainsi que la tavelure, ce produit reste controversé. Il existe heureusement d’autres solutions plus douces avec l’environnement et sans cuivre qui pourrait s’accumuler dans les sols !

Le bicarbonate de soude pour traiter la maladie

Le bicarbonate de soude permet d’améliorer le pH au niveau de la plante. Rendu moins acide, il va gêner le développement du champignon, aidant ainsi à son éradication. Pour ce faire, il suffit de mélanger une cuillère à café de bicarbonate de soude et une cuillère à café de savon noir liquide dans un litre d’eau. Ensuite, appliquez ce produit avec un pulvérisateur dès la plantation de la tomate, et ce, une fois par semaine.

Installer les bonnes fleurs autour de la tomate pour contrer le mildiou

Les bonnes associations de culture sont un élément clé dans la permaculture. Cela permet autant de chasser les nuisibles que de combattre les maladies. La solution préventive serait par exemple d’installer des plants de basilic ou de capucine pour limiter l’apparition et le développement du mildiou. La ciboulette chinoise serait quant à elle active contre le champignon Phytophtora infestans.

Recourir à une serre

La serre protège les pieds de tomate de la rosée matinale ainsi que des intempéries. Cela évite d’exposer le feuillage à une humidité propice aux champignons. Il faut toutefois s’assurer de bien aérer sa serre, car des parasites peuvent vite y proliférer. Vous ne pourrez en outre plus compter sur la pluie pour hydrater votre substrat. Aussi, un arrosage régulier ainsi que le choix d’un sol riche et frais. Cette solution vous offrira en outre une récolte plus allongée et des fruits qui mûrissent plus vite.

Les tomates porteuses du mildiou sont-elles comestibles ?

tomate mildiou phytophthora infestans
Crédits : Wikimedia Commons/Downtowngal

Toute la prévention et les efforts que l’on met dans son potager ne suffisent pas toujours à éviter les maladies. Aussi, quand le mildiou est bel et bien là, on peut être tenté de manger quand même les fruits. Est-ce une bonne idée ? En fait, cela dépend de l’état de vos tomates. Une fois infestées, elles ont tendance à connaître un pourrissement rapide et prendre un très mauvais goût. Vous pourriez aussi tomber malade. C’est la raison pour laquelle il est plus prudent de ne pas consommer un fruit présentant des lésions. Néanmoins, lorsque l’infestation commence tout juste, la consommation des fruits intacts est envisageable. Cueillez-les au plus vite et laissez-les mûrir à la maison.