in

Automne : comment faire du terreau avec les feuilles mortes du jardin ?

Crédits : iStock

S’il y a bien une chose que beaucoup de personnes détestent en automne, c’est bien le ramassage des feuilles mortes issues des arbres et arbustes… Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! En plus, si on laisse traîner, ces déchets de jardin se transforment en humus ou en patinoire… Heureusement, on peut trouver un peu de positif dans la réalisation de cette corvée en se rappelant qu’à l’instar des mauvaises herbes qui peuvent s’avérer utiles, il existe de nombreuses astuces à réaliser avec ces feuilles et notamment en se lançant dans la préparation du terreau de feuilles mortes. Eh oui ! toutes ces belles feuilles d’un beau rouge flamboyant ou orange chaud qui nous agacent une fois tombées peuvent devenir de vraies alliées du jardinier. Voici comment préparer ce super terreau pour utiliser ces déchets verts intelligemment dans les plantations du potager ou du jardin.

Et surtout, n’oubliez pas de mettre aussi à contribution les feuilles mortes coincées dans la gouttière.

Quels sont les avantages du terreau de feuilles mortes ?

Crédits : Pexels

Tout d’abord, sachez que ce terreau est excellent pour alléger les sols compacts. En effet, il est très aéré et fin, ce qui lui permet de rectifier les sols les plus “mastoc”. Avec son apport pauvre en éléments nutritifs, c’est un amendement organique léger et humifère parfait pour faire un substrat pour ses semis et ses boutures. Et bien sûr, vu que vous ramassez toute la matière première dans votre jardin, ce terreau a évidemment l’avantage d’être gratuit ! En l’utilisant ainsi, vous vous évitez aussi un tour à la déchetterie. Enfin, notez que 4m3 de feuilles vous donneront environ 1m3 de terreau. Plutôt pas mal !

Quelles feuilles mortes utiliser pour obtenir ce terreau ?

automne feuilles mortes femme cheveux
Crédits : MaxPixel

Bien sûr, il vaut mieux éviter de mettre des feuilles atteintes de maladies cryptogamiques (marsonia, oïdium, tavelure, rouille grillagée…). En effet, on ne veut pas que les spores prolifèrent dans le terreau et contamine les futurs plants. En outre, évitez de contaminer vos futures récoltes avec des parasites nuisibles comme la chenille Cameraria ohridella qui hiverne dans les feuilles mortes. Dernière chose, n’y glissez pas des aiguilles de résineux ou des feuilles de noyer dont le tanin est trop nocif.

Sinon, vous êtes assez libre de mettre les feuilles d’arbres caduques que vous voulez. L’idéal serait qu’elles soient sèches ou humides, mais pas mouillées : c’est toujours un plus ! Sinon, notez que les feuilles épaisses et coriaces ont une décomposition plus longue et alourdissent inutilement le broyat. Alors pour le platane, le laurier, le chêne ou le hêtre, on n’hésite pas à donner un coup de broyeur à ce tas de feuilles mortes. Utiliser des feuilles broyées va faciliter le travail.

Bon à savoir : Si quelques résidus de tonte de gazon s’y invitent, ne vous inquiétez pas. Riches en azote, les brins d’herbe permettront de faciliter la décomposition des feuilles.

Place à la fabrication étape par étape du terreau de feuilles mortes !

Crédits : Pexels

Choisissez votre mode de préparation

Commencez par lui trouver un coin ombragé. Il faut ensuite choisir entre deux méthodes :

-Remplir des grands sacs poubelle troués avec les feuilles et du bon compost puis fermer hermétiquement.

-Utiliser un bac pour y glisser les feuilles bien humides et couvrir d’une couche de terre ou de terreau de feuilles de l’année dernière. Cela apportera des micro-organismes pour ensemencer le terreau. Ici, n’hésitez pas à alterner les couches et à aérer et humidifier régulièrement le terreau. En outre, il faudra idéalement le retourner tous les 6 mois.

Un peu d’attente sera ensuite nécessaire

Après un an, votre terreau de feuilles aura déjà bien mûri. Le mieux serait néanmoins de lui laisser encore quelques mois de plus, voire deux ans pour qu’il soit au top de sa qualité. Cependant, vous pouvez aussi accélérer le processus en apportant de l’azote à ses feuilles riches en carbone. Par exemple, vous pouvez ajouter de l’ortie fraîche sans graines. Sinon, utilisez le purin d’ortie ou de consoude.