Ces plantes provoquent des dégâts irréversibles sur votre maison (et l’assurance ne voudra rien savoir si ça arrive !)

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Le charme d’un jardin fleuri et verdoyant peut parfois dissimuler des dangers bien réels pour votre habitation. Certaines plantes, pourtant appréciées pour leur beauté ou leur côté pratique, peuvent à long terme provoquer de sérieux dégâts structurels. Racines invasives, tiges grimpantes ou croissance démesurée : elles s’infiltrent dans les moindres interstices, soulèvent dalles et tuiles, fragilisent les fondations ou retiennent l’humidité. Autant de situations qui, au-delà du coût des réparations, posent aussi un problème du côté de l’assurance. Car ces sinistres sont souvent considérés comme la conséquence d’un défaut d’entretien, donc exclus des garanties. Avant de planter, mieux vaut donc s’interroger sur les effets potentiels de ces végétaux. Certaines erreurs, apparemment anodines, peuvent entraîner des conséquences lourdes, voire irréversibles, pour la solidité de votre maison.

Les arbres trop proches de la maison : des racines à surveiller de près

Un arbre majestueux peut transformer un jardin, mais il faut penser à l’avenir et certains peuvent faire de gros dégâts à votre maison. À l’âge adulte, ses racines peuvent s’étendre bien au-delà de sa ramure, atteignant les fondations d’une maison située pourtant à plusieurs mètres. Ces racines exercent une pression constante sur les structures souterraines, créant fissures ou soulèvements. Certaines espèces, comme les peupliers ou les platanes, sont particulièrement agressives. Même les tuyaux d’évacuation ou les fosses septiques peuvent être endommagés. En général, les assureurs recommandent de ne pas planter d’arbres de grande taille à moins de sept mètres d’un bâtiment. Si cette précaution n’est pas respectée, l’indemnisation peut être refusée en cas de sinistre lié aux racines.

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Crédits : iStock

Glycine : la beauté grimpante qui s’infiltre partout

Avec ses fleurs en grappes colorées, la glycine séduit de nombreux jardiniers. Pourtant, derrière son allure romantique se cache une plante capable de véritables dégâts. En poussant, ses tiges s’enroulent fermement autour des gouttières et des descentes de toit, qu’elle peut déplacer ou casser. Cette croissance vigoureuse finit aussi par se faufiler entre les tuiles et provoquer des soulèvements. Son système racinaire n’est pas en reste : profond et dense, il cherche à se frayer un chemin dans le sol, pouvant ainsi atteindre les fondations. Lorsqu’elle est mal entretenue, la glycine entraîne des problèmes d’humidité en retenant l’eau contre les murs. Or, en cas de sinistre, une telle plante mal maîtrisée sera souvent considérée comme la cause directe du dommage, excluant toute indemnisation de la part de l’assureur.

Bambou : un écran de verdure qui déborde sans prévenir

Beaucoup adoptent le bambou pour former une haie occultante, notamment en milieu urbain. Son feuillage dense et sa croissance rapide semblent idéaux. Pourtant, cette plante peut vite devenir un cauchemar. Certaines variétés, notamment les traçantes, développent des rhizomes redoutablement invasifs. Ils s’étendent sous terre à grande vitesse, poussant jusque sous les dalles, les terrasses ou les bordures maçonnées, qu’ils soulèvent ou fissurent sans difficulté. Ces racines peuvent aussi migrer vers les canalisations, voire s’immiscer dans les fondations. Le bambou est capable de franchir les limites de votre propriété et d’endommager celle du voisin, entraînant d’éventuelles responsabilités juridiques. Sans dispositif de confinement au moment de la plantation, les assureurs peuvent estimer que la prolifération de la plante relève d’une négligence.

Lierre : un classique qui met la façade de la maison en danger

Très courant dans les jardins anciens, le lierre est souvent apprécié pour son esthétique et sa capacité à couvrir rapidement un mur. Pourtant, sa progression discrète et continue provoque des dégâts insidieux. En s’accrochant, le lierre pénètre dans les joints de maçonnerie et les élargit au fil du temps, facilitant les infiltrations d’eau. Il peut aussi se faufiler sous les tuiles ou dans les gouttières qu’il déloge à force de pression. Ce phénomène est particulièrement problématique sur les murs anciens ou mal entretenus. Une fois établi, le lierre est difficile à retirer sans abîmer le support. Et du point de vue de l’assurance, les dommages dus à ce type de plante sont souvent considérés comme évitables, donc non couverts en cas de réclamation.

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Crédits : PublicDomainPictures/Peter Griffin

Jasmin : une senteur agréable, un mur de maison qui s’étouffe

Le jasmin est synonyme de douceur et de parfum envoûtant, mais son comportement au jardin est parfois moins tendre. S’il est laissé libre, il s’étale généreusement et forme un feuillage dense contre les murs. Cette végétation épaisse crée une zone d’humidité persistante qui favorise le développement de moisissures ou la dégradation de certains matériaux. Le problème se pose surtout dans les zones peu exposées au soleil, où la plante ne sèche jamais complètement. Elle peut ainsi engendrer des taches, cloques ou effritements sur les enduits. Là encore, l’assurance considérera souvent que ces dégradations résultent d’un défaut de vigilance. Un jasmin trop proche de la maison devient donc un risque réel, malgré son apparente inoffensivité.

Que couvre vraiment l’assurance habitation dans ces cas ?

Beaucoup de propriétaires pensent que leur contrat d’assurance couvrira tous les types de dommages liés au jardin. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. L’assurance habitation prend en charge les sinistres résultant d’événements brutaux ou accidentels. Or, les dégâts causés par des plantes sont le plus souvent progressifs, donc considérés comme évitables. Si l’assureur estime que l’entretien du jardin est insuffisant ou que la plantation initiale était risquée, il pourra opposer un refus de garantie. L’argument le plus fréquent repose sur la négligence ou l’absence de mesure préventive. Il est donc essentiel d’inspecter régulièrement l’état des murs, du toit ou des installations proches de certaines plantes, et d’effectuer les tailles nécessaires pour ne pas dépasser la limite de tolérance définie par votre contrat.

Julie V.

Écrit par Julie V.

Étant une ancienne professeure, il est tout naturel pour moi de partager mes connaissances avec autrui et d'échanger avec les lecteurs sur les thématiques abordées sur le site. Je suis aussi une grande amoureuse de la langue française, et donc de la rédaction. Grâce à Astucesdegrandmere.net, je peux ainsi conjuguer tous ces aspects de ma personne avec ma passion pour les conseils de nos aïeules, toujours pleines de sagesse et de bonnes idées. Avec elles, à chaque problème, sa solution pour prendre soin de soi et de son intérieur sans produits chimiques, avec des ingrédients que l'on a tous à la maison et en plus sans vider son portemonnaie. Je suis toujours en quête de conseils pour économiser et me rendre la vie plus douce tout en protégeant la planète, et vous pouvez compter sur moi pour distiller tous ces petits secrets entre les lignes de mes articles. Je suis enfin une grande gourmande et j'ai aussi plaisir dénicher des idées délicieuses pour régaler les papilles de mes proches. Alors, n'hésitez pas à piocher dans mes idées de recettes en cas de petite fringale ! ;)