Mercure : peut-on encore manger du thon sans risque ? Ce que vous devez absolument toujours vérifier avant d’en acheter !

Apprécié pour sa chair savoureuse, sa richesse en protéines et ses précieux oméga-3, le thon s’est imposé comme un incontournable dans l’alimentation moderne. C’est bien simple : il est de toutes les recettes, de l’apéro au dîner ! Toutefois, sa place dans nos assiettes suscite des interrogations croissantes. La raison ? La présence de mercure, un métal lourd toxique qui s’accumule dans les océans et remonte la chaîne alimentaire. En tant que grand prédateur marin, le thon concentre davantage cette substance que bien d’autres poissons. Cette réalité pose alors une question légitime : faut-il s’en inquiéter ? Certaines catégories de la population doivent-elles prendre plus de précautions ? Peut-on consommer du thon sans risque, ou du moins limiter l’exposition au mercure en faisant les bons choix ? Et au-delà du thon, d’autres poissons sont-ils concernés ? Voici des éléments essentiels pour mieux comprendre et agir en toute connaissance.

Le mercure dans le thon : une menace invisible, mais bien réelle

Le mercure est un métal naturellement présent dans la croûte terrestre, mais les activités humaines comme la combustion du charbon ou l’extraction minière en augmentent considérablement la concentration dans les océans. Il se transforme alors en méthylmercure, une forme hautement toxique absorbée par le plancton. En remontant la chaîne alimentaire, cette molécule s’accumule dans les tissus des poissons carnivores. C’est pourquoi le thon, qui vit longtemps et se nourrit d’autres poissons, concentre particulièrement ce contaminant. À force d’absorption, sa chair peut atteindre des taux préoccupants, en particulier chez les plus gros spécimens.

Les espèces les plus concernées sont celles vivant le plus longtemps, comme le thon rouge ou le thon obèse. Les thons plus petits, comme le listao, contiennent souvent moins de mercure. Cette accumulation dépend donc à la fois de l’espèce, de l’âge et de la position du poisson dans la chaîne alimentaire. De nombreuses analyses montrent que certains thons en conserve ou vendus frais dépassent parfois les seuils considérés comme sûrs pour la santé. C’est ce qui alimente aujourd’hui la méfiance grandissante des consommateurs.

Thon sauvage albacore en conserve boîte de thon huile
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Comment choisir son thon pour réduire l’exposition au mercure ?

Heureusement, tous les thons ne se valent pas en matière de contamination au mercure. Le thon listao, par exemple, est plus petit, vit moins longtemps et contient en général des taux plus faibles. Il est souvent utilisé dans les conserves étiquetées « thon clair ». À l’inverse, les espèces comme le thon albacore ou le thon rouge, plus gros, vivent plus longtemps et peuvent contenir davantage de mercure. Leur consommation devrait donc rester occasionnelle.

L’origine du poisson a aussi son importance. Les zones de pêche proches des zones industrielles ou très exploitées présentent parfois des niveaux de pollution plus élevés. Choisir un thon pêché dans des eaux moins exposées, ou issu de filières contrôlées, peut être un moyen efficace de limiter les risques. Il est donc utile de lire les étiquettes, de privilégier les circuits courts ou les labels qualité et de varier les sources de protéines marines pour ne pas s’exposer à un seul type de poisson.

À quelle fréquence peut-on consommer du thon sans danger ?

Chez les adultes en bonne santé, consommer du thon de temps en temps ne pose généralement pas de problème. Toutefois, comme pour tous les produits susceptibles de contenir des contaminants, la clé reste la modération et la variété. En règle générale, il est recommandé de ne pas dépasser deux portions de poisson par semaine, dont une seule de thon, et de varier les espèces.

Le méthylmercure est un neurotoxique puissant. Il peut traverser la barrière placentaire, s’accumuler dans le cerveau en développement du fœtus et provoquer des effets irréversibles. Chez la femme enceinte, une forte consommation de thon peut exposer le bébé à un risque accru de troubles cognitifs ou moteurs. C’est pourquoi les autorités sanitaires conseillent aux femmes enceintes ou allaitantes une consommation hebdomadaire de 150 grammes de thon maximum, et toujours en choisissant les espèces les moins contaminées !

Les jeunes enfants sont également très vulnérables. Leur système nerveux encore immature est particulièrement sensible aux effets du mercure. Ils ne devraient donc quant à eux consommer du thon qu’en quantité réduite et jamais plusieurs fois par semaine. Ces précautions permettent de continuer à bénéficier des avantages nutritionnels du poisson tout en évitant l’effet cumulatif du mercure sur l’organisme. Manger du thon reste donc possible, à condition de le faire de manière éclairée et raisonnable.

thon en conserve en boîte avec son huile
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Le thon n’est pas seul : d’autres poissons à surveiller

Bien que souvent mis en avant, le thon n’est pas le seul poisson à poser problème. D’autres grands prédateurs marins accumulent eux aussi des taux significatifs de mercure. L’espadon, le requin, le marlin, le brochet ou le flétan peuvent contenir des concentrations élevées. Ces poissons situés en haut de la chaîne alimentaire et vivant plusieurs années concentrent inévitablement davantage de toxines que les espèces plus petites ou moins carnivores.

Inversement, certains poissons sont peu concernés. C’est le cas des sardines, du maquereau de l’Atlantique, du hareng, du merlan, du colin ou du saumon d’élevage. Leur métabolisme rapide, leur courte durée de vie et leur régime alimentaire expliquent leurs faibles niveaux de contamination. Les intégrer à une alimentation variée est une bonne stratégie pour bénéficier des nutriments marins sans trop s’exposer au mercure. En résumé, l’alimentation marine reste précieuse, à condition de faire les bons choix.

Julie V.

Écrit par Julie V.

Étant une ancienne professeure, il est tout naturel pour moi de partager mes connaissances avec autrui et d'échanger avec les lecteurs sur les thématiques abordées sur le site. Je suis aussi une grande amoureuse de la langue française, et donc de la rédaction. Grâce à Astucesdegrandmere.net, je peux ainsi conjuguer tous ces aspects de ma personne avec ma passion pour les conseils de nos aïeules, toujours pleines de sagesse et de bonnes idées. Avec elles, à chaque problème, sa solution pour prendre soin de soi et de son intérieur sans produits chimiques, avec des ingrédients que l'on a tous à la maison et en plus sans vider son portemonnaie. Je suis toujours en quête de conseils pour économiser et me rendre la vie plus douce tout en protégeant la planète, et vous pouvez compter sur moi pour distiller tous ces petits secrets entre les lignes de mes articles. Je suis enfin une grande gourmande et j'ai aussi plaisir dénicher des idées délicieuses pour régaler les papilles de mes proches. Alors, n'hésitez pas à piocher dans mes idées de recettes en cas de petite fringale ! ;)