Quand il fait chaud en plein été, la meilleure cuisine, c’est celle qui mijote doucement pendant que la table se prépare toute seule. La recette qui fait fondre tout le monde ici, c’est cette cocotte estivale de poulet aux poivrons, tomates, oignons et ail, relevée juste comme il faut au piment d’Espelette, puis servie avec un riz moelleux. Le secret ? Une cuisson longue et douce dans un jus très parfumé, jusqu’à obtenir une viande si tendre qu’elle s’effiloche à la petite cuillère. C’est le genre de plat simple, pas cher, ultra gourmand, qui sent le soleil et qui met tout le monde d’accord, même quand l’appétit baisse avec la chaleur.
Les ingrédients
- 1,2 kg de hauts de cuisse de poulet (avec ou sans peau)
- 2 poivrons rouges
- 1 poivron jaune
- 600 g de tomates bien mûres
- 2 gros oignons jaunes
- 4 gousses d’ail
- 1 cuillère à café de piment d’Espelette
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 150 ml de bouillon de volaille
- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate
- 1 feuille de laurier
- 1 cuillère à café de paprika doux
- Sel
- Poivre
- 300 g de riz basmati
- 600 ml d’eau
Les étapes
Faire dorer le poulet dans une cocotte avec l’huile d’olive, 3 à 4 minutes par face, puis réserver. Dans la même cocotte, faire revenir les oignons émincés avec une pincée de sel, jusqu’à ce qu’ils deviennent bien fondants.
Ajouter les poivrons en lanières et cuire 5 minutes. Incorporer l’ail haché, le paprika et le piment d’Espelette, mélanger 30 secondes pour que ça parfume sans brûler.
Ajouter les tomates coupées et le concentré de tomate. Laisser compoter 8 à 10 minutes, le temps d’obtenir une base bien juteuse et déjà goûteuse.
Remettre le poulet dans la cocotte, ajouter le bouillon et le laurier. Couvrir et laisser mijoter à feu doux 45 à 60 minutes, jusqu’à ce que la viande soit très tendre.
Éteindre le feu, retirer le poulet et l’effilocher à la petite cuillère. Remettre l’effiloché dans la cocotte pour qu’il s’imprègne du jus de cuisson. Pendant ce temps, cuire le riz basmati dans l’eau salée, puis égoutter.
Quand la cocotte d’été fait tout le travail : le secret d’un poulet ultra fondant
Le vrai tour de main, c’est de miser sur une cuisson douce et couverte avec des morceaux de poulet faits pour mijoter. Les hauts de cuisse gardent une texture juteuse même quand la cocotte prend son temps, et le mélange poivrons, tomates, oignons et ail crée un jus qui protège la viande et la parfume jusqu’au cœur, parfait pour un dîner d’été sans prise de tête.
Les petits détails qui changent tout : dosage du piment, temps de cuisson, astuces anti-sécheresse
Pour que ça reste équilibré, le piment d’Espelette doit apporter un petit feu doux, pas masquer les légumes : mieux vaut commencer à 1 cuillère à café et ajuster en fin de cuisson. Côté fondant, il ne faut pas hésiter à prolonger de 10 minutes si besoin : la bonne cuisson, c’est quand le poulet se défait sans effort et que le jus devient plus nappant. Et si la cocotte semble sécher, un trait de bouillon suffit, sans noyer la sauce.
Au moment de servir : riz bien parfumé, jus de cocotte et idées pour recycler les restes le lendemain
Ce plat se sert bien chaud, avec un riz basmati moelleux qui boit le jus de cocotte. Le bon réflexe, c’est de napper généreusement : c’est là que se cachent les saveurs de tomate et le côté soleil des poivrons. Le lendemain, les restes font des merveilles : réchauffés doucement avec un peu d’eau, ou glissés dans des poivrons farcis minute, voire mélangés au riz pour une poêlée express qui garde tout le parfum.
Avec cette cocotte de poulet aux poivrons, tomates, oignons, ail et piment d’Espelette, tout se joue sur la patience et le bon jus : on laisse mijoter, on effiloche, et on sert avec un riz qui fait éponge à la sauce. Une fois adoptée, cette base se décline facilement selon ce qui mûrit au marché en plein été. Et si la prochaine fois, la cocotte partait sur une version encore plus citronnée ou un peu plus fumée ?

