“Mon chien perd ses poils par plaques au début du printemps et je ne comprends pas pourquoi”

Le printemps s’installe en ce moment, les journées s’allongent enfin, mais le pelage de votre fidèle compagnon décide soudainement de déserter par grosses plaques disgracieuses sur les côtés. Vous craignez immédiatement une attaque foudroyante de parasites ou une pathologie dermatologique sévère ? Inutile de céder à la panique. Ce phénomène spectaculaire et très ciblé est souvent une réaction fascinante – et inoffensive – à la nouvelle luminosité de la saison, que l’on peut résoudre doucement sans agresser son organisme.

Ce manque de poils par plaques n’est ni une mue classique ni une gale

Les symptômes impressionnants sur les flancs qui affolent inutilement les propriétaires

Dès les premiers beaux jours, voir la fourrure de son animal se clairsemer de façon asymétrique a de quoi inquiéter. Ces zones dénudées apparaissent de manière très nette et localisée sur les côtés de l’animal, ce qui affole inutilement les propriétaires, parfois persuadés qu’une affection dangereuse ronge leur animal.

L’absence de démangeaisons et de rougeurs qui écarte la piste d’une maladie parasitaire

Pourtant, un examen rapide permet vite d’éliminer le pire. La peau au niveau de ces plaques est parfaitement saine. Aucune trace de rougeur, et surtout, le principal intéressé ne se gratte pas. Cette absence d’inflammation et de démangeaisons écarte définitivement la piste de la gale ou de toute autre affection parasitaire. Le problème trouve son origine dans la luminosité.

Le changement brutal de lumière en mars met le cycle capillaire sur pause

Le rôle méconnu de la photopériode dans le déclenchement de l’alopécie saisonnière des flancs

La clé du mystère réside dans le ciel. Fin mars, le changement rapide de luminosité, ce que l’on nomme la photopériode, agit sur l’organisme de certains canidés. Ce phénomène, baptisé alopécie saisonnière des flancs, est déclenché par ce bouleversement lumineux soudain. Le cycle capillaire est tout simplement mis sur pause.

Une prédisposition étonnante qui touche 15% des chiens nordiques et des boxers

Si tous les chiens voient la lumière changer au même moment, seuls quelques-uns subissent cette fantaisie pilaire. Cette prédisposition étonnante frappe très précisément 15% des chiens nordiques et des Boxers. Cela explique pourquoi tant de maîtres de ces catégories canines se retrouvent chaque début de printemps avec un animal présentant ce manque de poils par plaques, sans comprendre ce qui a bien pu se passer.

Une méthode naturelle et radicale pour retrouver une fourrure flamboyante

En définitive, si votre chien affiche une pilosité asymétrique au début du printemps, il s’agit bel et bien d’une alopécie saisonnière des flancs liée à la lumière, et non d’une affection dangereuse.

Surtout, oubliez les traitements lourds à base de cortisone. Pour relancer ce cycle folliculaire endormi, la médecine vétérinaire privilégie une simple cure de mélatonine de trois à six semaines, prescrite par un professionnel. Ce coup de pouce bienveillant suffira à redensifier son pelage pour profiter sereinement des beaux jours !

Marie R.

Écrit par Marie R.

Je suis Marie, rédactrice amoureuse des solutions simples et naturelles. J’écris sur le bien-être, la famille et les animaux, avec beaucoup de bon sens. Des astuces faciles, qui traversent le temps.