in

Nuit calme : 7 astuces simples pour éviter les cauchemars récurrents

Crédits : iStock

On a beau croire que seuls les enfants font des cauchemars. Toutefois, environ un adulte sur deux en fait occasionnellement, notamment du côté des femmes qui sont plus sujettes aux mauvais rêves. Contrairement aux terreurs nocturnes qui prennent place après l’endormissement, ils viennent quant à eux perturber la phase de sommeil paradoxal, allant parfois jusqu’à provoquer des réveils nocturnes, de la somnolence le lendemain ainsi qu’une angoisse à la simple idée d’aller se coucher chez certains. Heureusement, la plupart du temps, ils ne compromettent pas la qualité du sommeil ou la santé. Voici comment éviter les cauchemars récurrents pour qu’ils ne soient plus… qu’un mauvais rêve. Bonne nuit à tous !

N’hésitez pas à tenir un journal des rêves pour noter ce dont vous vous souvenez de vos cauchemars et jolis rêves dès le réveil. Cela vous donnera matière à réfléchir.

1) Comprendre l’origine des cauchemars pour les éviter

charge mentale femme fatigue stress à bout craque
Crédits : iStock

Les médicaments (somnifères…) ne sont pas une solution pour ne plus faire des cauchemars. Bien souvent, nos cauchemars fréquents arrivent en anticipation de ce qui nous stresse et angoisse. En d’autres termes, même si on ne les comprend pas toujours, ils sont souvent reliés à ce qui nous préoccupe dans la vie de tous les jours. En rêver nous permet de nous préparer : on se sent prêts quand on affronte la situation en vrai ! Pour les combattre, il convient donc d’en trouver l’origine et d’agir à la source.

Voici quelques causes communes chez le dormeur :
-État de stress ponctuel ou permanent
-Épuisement physique ou psychique
-Choc ou traumatisme récent ou ancien (par exemple remontant à l’enfance)
Effet secondaire de certains médicaments (médicaments contre l’hypertension, Alzheimer, Parkinson ou le cholestérol, antidépresseurs, stéroïdes, antihistaminiques…), d’un changement de dosage ou d’une dépendance au médicament en question. Il faut consulter un médecin pour parler des médicaments que vous prenez.
Période de sevrage (tabac ou alcool notamment)
En plus d’amplifier les ronflements, dormir sur le dos peut aussi être un facteur favorisant. Si le phénomène s’aggrave et perturbe votre vie quotidienne, consultez un spécialiste du sommeil, un psychiatre, un psychologue ou un pédopsychiatre pour faire une thérapie.

2) Attention à ce que vous mangez !

Crédits : iStock

Notre hygiène de vie comme nombreuses habitudes alimentaires jouent un rôle important. Pour éviter les cauchemars, mieux vaut éviter de manger trop tard. Que l’on mange un repas complet ou un grignotage, cela réveille le métabolisme et relance le cerveau à plein régime. En outre, cela augmente la température corporelle. Or, le corps refroidit avant sa mise au repos ! D’autres éléments sont à éviter :
-Les crèmes glacées et produits laitiers le soir, notamment le fromage qui donne un sommeil agité
-Ne consommez pas un repas copieux trop gras, salé ou épicé pour limiter les rêves dérangeants.
-Attention aussi aux grignotages trop sucrés le soir !
-Outre le café et la caféine en général, l’alcool est à bannir le soir. Une fois son effet sédatif estompé, il donne un sommeil fragmenté et des cauchemars.

3) Prenez de bonnes habitudes le soir !

lumière bleue surfer écran téléphone
Crédits : iStock

Pour bien dormir, il convient de limiter les écrans le soir, notamment l’ordinateur et le téléphone portable. La lumière bleue ralentit la production d’hormone du sommeil (la mélatonine). À long terme, cela dérègle notre horloge biologique au point de causer des troubles du sommeil. Et c’est tout bête, mais attention aussi aux films d’horreur ou aux films violents le soir si vous souhaitez faire de beaux rêves. Évitez de faire des listes de choses à faire pour le lendemain, ce qui vous mettra la pression. Occupez plutôt vos soirées par des activités de détente pour évacuer les tensions et pensées négatives qui polluent ensuite vos nuits : exercices de relaxation et respiration doux (méditation, yoga, sophrologie…), lecture, tricot, marche à pied, moments détente en famille…

4) Fiez-vous aux plantes pour éviter les cauchemars

tisane infusion lit soir
Crédits : iStock

L’infusion de passiflore ou de valériane est très relaxante et vous aidera à mieux dormir. Sinon, testez l’escholtzia qui est LA plante par excellence pour lutter contre les cauchemars et les éviter (interdite aux femmes enceintes ou allaitantes). On peut s’en faire une infusion en utilisant les parties aériennes des fleurs. Comptez 10 g par tasse de 125 ml et faites bouillir 4 minutes. Ensuite, laissez infuser 10 minutes hors du feu votre tisane avant de la filtrer et de la boire. Son goût est toutefois plutôt amer ! Autre solution : la consommer au coucher sous forme de gélules dosées à 240 mg. Dernière option : boire 40 gouttes de teinture mère ou d’extrait glycériné dans un peu d’eau une heure avant d’aller au lit puis au moment du coucher.

5) L’aromathérapie pour éviter les cauchemars

Crédits : iStock

Les huiles essentielles en diffusion pour éviter les cauchemars

Les huiles essentielles peuvent permettre de créer un environnement sécurisant. En effet, l’aromathérapie a le don d’apaiser les sens et permet donc de dormir plus sereinement. Par exemple, il est conseillé de mettre une goutte d’huile essentielle de baie de genévrier sur son oreiller. Cela permet d’éviter le retour des cauchemars ! D’autres huiles essentielles peuvent être diffusées dans la pièce avec un diffuseur quelques minutes avant d’aller dormir ou être vaporisées sur les draps ou dans la chambre à coucher sous forme de brume. Les huiles essentielles qui invitent le plus à un sommeil paisible sont : la lavande vraie ou le lavandin, le bois de santal, le bois de rose, le pin de Patagonie et le néroli.

Les huiles essentielles à masser sur la peau

Vous pouvez aussi vous masser chaque soir avec un mélange d’huile essentielle pendant deux semaines maximum. Pour un enfant, mélangez  1 goutte d’HE d’angélique et 1 goutte d’HE de petit-grain bigarade à appliquer sur le plexus solaire. Chez l’adulte, mélangez plutôt 1 goutte de camomille romaine, de marjolaine à coquille et de ravintsara à masser sur le plexus solaire. Pour ne pas avoir à faire de mélange chaque soir, vous pouvez aussi vous faire un mélange à base de 15 ml d’huile végétale de noisette, 4 ml d’HE de bois de rose et 2 ml d’HE de pin de Patagonie. Massez-en 3 gouttes au niveau du plexus solaire, de la plante des pieds et de la colonne vertébrale.

6) Les remèdes naturels homéopathiques utiles

homéopathie
Crédits : Pexels

L’homéopathie est un remède traditionnel souvent prescrit pour éviter les cauchemars récurrents, notamment chez les enfants qui y répondent très bien. Il est difficile de passer toutes les granules en revue, tant cela dépend des symptômes accompagnant les cauchemars. Mieux vaut demander conseil à un spécialiste pour une ordonnance homéopathique personnalisée. Kali bromatum 15 CH est par exemple souvent adressé aux personnes qui ont un sommeil agité et un terrain anxieux. En cas de sensation de suffocation et d’oppression, Lachesis 15 CH est souvent conseillé. Stramonium est très connu pour combattre les terreurs et réveils nocturnes ou les dents qui grincent chez l’enfant. Enfin, Gelsemium et Ignatia amara sont des granules très communément utilisées en période de stress intense.

7) Reprenez le contrôle de vos rêves

femme qui pense réfléchit
Crédits : iStock

Il existe plusieurs techniques pour reprendre le contrôle de vos cauchemars. L’une d’elles consiste à imaginer une fin agréable et satisfaisante à l’écrit, à l’oral ou sous forme de dessin pour un mauvais rêve récurrent lorsque vous être réveillé. Par exemple, si vous rêvez que vous tombez en chute libre, imaginez le parachute qui apparaît par magie et vous sauve. Si vous rêvez d’une poursuite, imaginez que vous jouez au chat et à la souris avec votre poursuivant. Dites-lui « c’est toi la souris maintenant » et imaginez-vous inverser les rôles. Certains arrivent même à manipuler leurs cauchemars pendant qu’il se produit ! Cela demande toutefois de l’entraînement.

Vous pouvez aussi plus simplement vous mettre au lit en pensant à un endroit plaisant de votre choix, réel ou imaginaire. Imaginez les odeurs, les sensations agréables, les sons, l’atmosphère. Puis laissez ces sensations vous envahir pour aller vous endormir dans de bonnes dispositions.