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6 utilisations des huiles essentielles qu’il vaut mieux éviter

Crédits : Bruce Blaus/WikiJournal of Medicine
6 utilisations des huiles essentielles qu’il vaut mieux éviter
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On nous parle tellement des produits industriels toxiques qu’on peut vite devenir méfiants et ériger les produits naturels sur un piédestal. Mais ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est toujours bon ou qu’il ne faut pas être sur ses gardes. Ces produits sont en effet efficaces et un mauvais usage peut être dangereux. C’est encore plus le cas des huiles essentielles. Pour beaucoup, ce sont des plantes diluées dans de l’huile, mais en fait, il s’agit d’extraits de plantes purs à 100 % et mal utilisées, ces huiles essentielles peuvent causer des irritations ou même des brûlures (et on ne vous parle pas des effets si vous essayez de les ingérer) ! Alors attention notamment avec les 6 utilisations qui suivent.

1) Ne les utilisez pas sans les diluer.

Il est très rare de pouvoir utiliser une huile essentielle pure. On peut par exemple le faire avec l’huile essentielle de lavande que l’on peut appliquer localement sur une piqûre de moustique ou une brûlure bénigne. Sinon, dans la plupart des cas, il est conseillé de diluer l’huile essentielle dans de l’huile végétale. Notez qu’on ne peut pas les diluer dans de l’eau. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas mettre des gouttes d’huile essentielle dans le bain, cela peut brûler la peau.

Quelques conseils de dissolution :
  • Pour un massage ou en friction : 50 gouttes d’huile essentielle pour 50 ml d’huile végétale (jojoba, avocat, pépin de raisin…)
  • Pour appliquer sur le visage : 15 gouttes pour 50 ml
  • Pour le bain : diluer 100 gouttes dans 50 ml du dispersant choisi (miel, lait, sel…)
  • Vous pouvez en ajouter quelques gouttes dans vos savons maison, vos shampoings ou vos crèmes.

2) N’en mettez jamais dans vos muqueuses

Crédits : Pixabay / monicore

Si une application sur la peau peut donner des irritations ou des brûlures, imaginez ce que cela peut faire à des muqueuses fragiles comme la bouche, la gorge ou encore le vagin. Il est déjà arrivé que des femmes se retrouvent avec la vulve enflammée en ayant essayé de traiter une infection vaginale avec de l’huile essentielle d’arbre à thé pure appliquée sur un tampon (nous vous avions d’ailleurs parlé d’un traitement qui l’utilisait à cet effet, mais diluée dans de l’huile de noix de coco !). Donc attention !

3) Évitez d’en ingérer sans avoir pris conseil auprès de votre médecin

Crédits : StuffParentsNeed.com

Vous pouvez trouver des cachets neutres n’importe où. Ces derniers permettent de consommer les huiles essentielles. Mais le fait qu’il soit facile d’en trouver ne veut pas nécessairement dire que c’est une bonne idée de les essayer sans prendre conseil au préalable. En effet, les huiles essentielles peuvent être aussi efficaces que des médicaments lambda, voire plus ! Vous comprenez donc pourquoi vous ne devriez pas en prendre n’importe comment pour faire de l’automédication.

Les huiles essentielles d’origan et de thym fonctionnent aussi bien que les antibiotiques contre les infections liées à des bactéries, des champignons ou des parasites. Et c’est encourageant d’avoir cette solution quand on pense que les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, mais ces deux solutions réduisent les bonnes comme les mauvaises bactéries ! À ne pas faire à la légère donc !

4) Attention si vous avez la peau très claire

Crédoits : Pezibear / Pixabay

Quelques huiles essentielles telles que celles aux agrumes peuvent être très photosensibilisantes. Cela signifie que cela rend votre peau plus sensible aux rayons du soleil. Si vous savez que vous allez passer du temps dehors, rappelez-vous d’éviter d’utiliser ces huiles essentielles sous peine de retrouver votre peau dans un piteux état. Cela inclut tout particulièrement l’huile essentielle de citron, mais aussi celle de pamplemousse et les autres agrumes.

5) Si les allergies, ça vous connaît !

Crédits : Pexels

Si votre peau a du mal à supporter les parfums et que vous réagissez mal à bon nombre de produits, faites attention. Certes, certains les supportent mieux que les parfums synthétiques, car ces huiles essentielles sont dérivées de produits naturels auxquels notre peau est plus habituée. Cela peut néanmoins être un peu trop pour certains et c’est pour cela qu’il est toujours conseillé de faire un test sur un coin de votre peau (après avoir dilué l’huile essentielle dans de l’huile végétale) pour vous assurer que vous le supportez et que vous n’aurez pas de réaction en l’utilisant sur tout le corps.

6) Les huiles essentielles, c’est bien… mais pas pour tout le monde !

Crédits : catherinegarro.com

Vous savez sûrement déjà que les huiles essentielles ne sont pas compatibles avec les femmes enceintes (l’indication effrayante en grosses lettres majuscules et en gras sur tous les flacons est une bonne indication). On considère souvent par principe de précaution qu’il vaut mieux éviter d’en utiliser. De par leur composition puissante, on n’est en effet pas encore sûrs de l’effet qu’elles peuvent avoir lors de la grossesse.

On évite donc particulièrement l’utilisation interne et on fuit comme la peste les huiles essentielles de sauge sclarée, de clou de girofle, d’hysope, de fenouil doux, de baie de genièvre, de marjolaine, de myrrhe, de romarin, de sauge, de thym et de gaulthérie. Les crèmes ou les produits pour le bain qui en contiennent (notamment les huiles essentielles florales qui sont dans la plupart des crèmes comme la rose, la lavande ou la camomille) sont moins dangereux. En cas de doute, demandez à votre médecin.

Attention aussi à l’usage sur votre entourage. Ne les utilisez pas sur vos enfants sans avoir demandé l’avis du médecin et n’en utilisez surtout pas sur votre chat.