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6 astuces à réaliser avec les feuilles mortes qui jonchent votre jardin

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6 astuces à réaliser avec les feuilles mortes qui jonchent votre jardin
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L’automne est souvent apprécié pour ses couleurs qui sont un vrai ravissement pour les yeux ! Le vert laisse place à un camaïeu de teintes dorées et orangées pour le plus grand plaisir des plus petits et des plus grands, tous amateurs de jolis spectacles naturels. Tout du moins, on apprécie jusqu’à ce que les feuilles finissent sur le sol et que commence la lourde tâche de toutes les ramasser. Et si au lieu de les jeter et de pester contre elles, vous décidiez de les réutiliser de manière utile pour en avoir une vision plus positive ? Pour cela, on vous donne toutes nos bonnes idées !

1) Les précautions de base

Il convient d’utiliser des feuilles saines uniquement pour la plupart des astuces. Cela exclut celles qui sont couvertes de parasites ou de pruine ainsi que celles qui sont tachetées de noir. Il serait même conseillé de les brûler pour éviter la propagation de maladies dites cryptogamiques !

2) Protéger des plantes fragiles et frileuses

Crédits : Pixabay/klimkin

L’hiver peut être rude et se solde par le gel des racines et des bulbes (surtout sur les bulbes d’été comme le dahlia que l’on ne peut pas forcément rentrer. Résultat, ils pourrissent et vos plantes meurent ! Vos arums, fuchsias et autres agapanthes en ressortent d’ailleurs toujours dans un sale état. Prenez des feuilles et épandez-les sur le sol en guise de protection. Contrairement à la paille, ces feuilles ne se gorgeront pas d’eau gelée qui favorise le gel de la verdure plus qu’autre chose ! Avec un voile de forçage ou une grille, ça ne bougera pas, mais évitez de tasser.

Les feuilles coriaces [chêne, troène hêtre, laurier-palme…] sont parfaites pour les massifs et offrent une excellente protection. Les plus grandes [châtaignier, platane…] sont idéales pour les arbustes, les petites [cerisier, charme, noisetier, saule…] serviront plus pour les massifs vivaces [arums, fuchsias]. Et si vous avez un pin, les aiguilles peuvent protéger les hostas ou toute plante que les limaces apprécient un peu trop.

3) En paillis pour les sols nus

Crédits : Pexels

Ces sols sont sensibles aux chutes de pluie qui font qu’ils sont tassés et battus. Ils peuvent aussi geler en hiver. Vous pouvez donc préserver ces zones en vue du printemps ou en disposer à cette saison pour éviter l’apparition des mauvaises herbes. Disposez juste une couche épaisse ! Cela protégera l’écosystème qui s’y cache, la décomposition offrira de la nourriture aux animaux (permettant ainsi d’en faire une matière organique fertilisante) et cela pourra aussi protéger les récoltes même par temps frais ! La bonne idée, c’est de recouvrir le tout d’une bonne couche de cendres de bois humidifiée pour que ça tienne et que la terre soit encore plus riche.

3) Engrais, la méthode simple

Crédits : iStock

Vous pouvez faire un tas avec des feuilles humides au fond du jardin et protégerez d’une bâche sous laquelle vous laisserez le tout se décomposer. Un silo peut aussi être utilisé. Il faudra ensuite remuer de temps en temps et humidifier ou ajouter du purin d’ortie en cas de temps sec. Cela donnera un bon humus. Pour obtenir un bon terreau, la solution la plus simple est encore de mettre le tout dans de gros sacs poubelles (avec quelques trous) et de les oublier pendant 18 à 24 mois.

4) Direction le compost

Crédits : Ben_Kerckx / Pixabay

Vous pouvez aussi les mettre avec le reste du compost en alternant les couches avec des déchets vers. Pour cela, faites une couche d’une vingtaine de centimètres avec les feuilles et déposez de la matière organique riche en azote par-dessus (sang desséché, fientes de volaille, corne torréfiée…). Vous pouvez aussi mettre du purin ou des feuilles fraîches d’ortie ou de consoude. Les tas doivent rester aérés et humides. Après 6 mois, vous pouvez les réenrichir de matières azotées. Après un an, vous pourrez l’utiliser, mais si vous vous montrez patient, vous aurez un excellent terreau d’ici 2 ou 3 ans.

Contrairement à ce que l’on croit, les feuilles coriaces ne sont pas impossibles à utiliser. Il suffit de les étaler sur le gazon et de passer la tondeuse dessus pour qu’elles se mélangent à l’herbe, s’enrichissent en azote et puissent ainsi mieux se décomposer (et surtout plus vite). Par contre, si vous y mettez des feuilles d’arbres fruitiers, ne déposez jamais de ce compost sous un autre arbre fruitier pour éviter la propagation de maladies entre ces derniers. Un petit broyeur peut aussi faire l’affaire.

5) Des nids pour les hérissons

Crédits : Pixabay/Monicore

Ces animaux adorables sont très utiles dans les jardins et se nourrissent de bon nombre d’indésirables (larves, araignées, escargots…) tout en laissant tranquilles vos délicieux légumes. Malheureusement, ils se font rares, mais si vous en croisez sur votre petit lopin de terre, vous pouvez faire des petits nids de feuilles et de brindilles pour ces petits animaux actifs la nuit.

6) On en fait de l’art !

Capture vidéo de la chaîne Youtube Cottage Life DIY

Bon… quand on parle d’art, c’est sans doute exagéré, mais bon nombre d’activités manuelles peuvent inclure ces petits trésors végétaux flamboyants. Évitez juste les feuilles trop fragiles, abîmées ou trouées.

Il existe des techniques pour bien conserver des feuilles sèches comme les mettre entre deux feuilles de papier ciré et passer un coup de fer à repasser ou les couvrir de cire blanche ou de  vernis-colle (pour garder leur forme et leur couleur très longtemps). Un passage au micro-ondes (en surveillant bien pour éviter que cela prenne feu) pour les sécher puis une touche de vernis acrylique peuvent aussi fonctionner.

Sources : AuJardin1 ; AuJardin2 ; Rustica ; DreamGarden101